16 infos cruciales sur l’art du baisemain

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Le baisemain est un art de la galanterie et de l’hommage. C’est un signe de respect très apprécié. En France, il est moins répandu que chez nos voisins, mais il trouve son public autant chez les ladies que les gentlemen.

 

Voici 16 critères pour réussir son baisemain :

  1. Messieurs, faites un baisemain si et seulement si vous savez vous y prendre. Voici un art que seuls les experts peuvent pratiquer. Toutefois rien ne vous interdit de vous exercer avant.
  2. C’est à la femme de tendre la main la première. Il ne faut pas s’emparer d’une main réticente.
  3. Inclinez-vous. Il est impensable d’élever la main de la belle. Votre inclinaison est un profond signe de respect.
  4. Si la personne ignore les usages du baisemain, abstenez-vous.
  5. Si Madame porte des gants (mains des gants de soirée), ne pratiquez pas le baisemain.
  6. Il est interdit de faire des baisemains aux jeunes filles. Seuls les femmes mariées et d’un certain âge ont droit à ce privilège galant.
  7. Le baisemain est un signe distinctif. Ne baisez pas les mains de toutes les femmes présentes. En entrant dans la maison ou en prenant congé à la fin d’une soirée, rendez cet hommage à la maîtresse de maison.
  8. Il faut seulement effleurer des lèvres le dos de la main tendue. Le baiser mouillé est à proscrire.
  9. Si Madame ou Monsieur ont la tête couverte: pas de baisemain.
  10. Le baisemain n’est autorisé que dans les lieux couverts, fermés et non publics… à l’exception du parvis d’une égalise ou d’un jardin privé. Donc en pleine rue, c’est niet (même si certains films vous montrent de telles scènes).
  11. Le baisemain étant exceptionnel, il peut être fait lors de mariage, d’obtention de diplôme (pas le permis de conduire ou le brevet, on s’entend !), ou de passage au statut de mère. Dans ces deux derniers cas, même si la femme n’est pas mariée, le baisemain se pratique.
  12. Une subtilité de taille est à introduire ici : entre mari et femme, les lèvres sont posées sur le dos de la main de la belle épouse. Mais gardez en mémoire que c’est un geste intime qui ne se pratique pas en public. La tendresse amoureuse est affaire privée. Un anniversaire de mariage se prête à ce genre de galanterie.
  13. Lors de cet échange, le silence est de mise. L’homme sourit, la femme lui rend son sourire et son silence. Savourez cette bulle de quiétude galante.
  14. Selon les protocoles ecclésiastique, diplomatique ou politique, le baisemain se pratique sur les hommes : évêque, cardinaux, pape, roi et reine, first lady, chef de la mafia (selon que vous êtes ligoté ou pas 🙂 il s’entend). Dans tous les cas, lors de ce genre d’événements, vous serez briefé par le maître de cérémonie au préalable.
  15. La femme ne doit pas réclamer un baisemain, sauf dans certaines circonstances protocolaires. Si l’initiative de l’homme alors la femme doit se laisser guider et garder sa main souple.
  16. Le baisemain se pratique uniquement dans deux occasions sociales : lorsque vous connaissez la dame, et qu’elle vous offre sa main; ou lorsque vous êtes présenté a une dame et que cette dernière vous tend la main.

 

A vous de jouer !

 

 

 

Voilà ce que dit Jacques Gandouin dans le Guide du Protocole et des usages, pari aux éditions Stock, en 1995 (réédition de 1972). P.47

 

« Le baisemain

Le baisemain, qui est un hommage particulier à la France ben que non exclusif, revient à la mode. Ce n’est qu’une faculté, une possibilité un raffinement, et non une obligation. Il est donc convenable d’en user à condition de savoir d’une manière très précise comment il se pratique. Patrice devait à son père d’en connaître la portée, inconnue de beaucoup. C’est un usage qui vient de loin dans le temps ; à l’époque féodale, il était de règle de baiser la main du seigneur à chaque changement de fief ; puis le baisemain fit partie du cérémonial de nombreuses cours. Dans la liturgie ecclésiastique se pratiquait fréquemment le baisement de l’anneau épiscopal et même, dans certain pays, le baisement par le desservant de la main du prêtre qui dit la messe.

Aujourd’hui, le baisemain semble avoir disparu, tout aussi bien dans les cours qu’à l’église. Je pense même qu’il vaut mieux se garder de baiser la main d’une reine ou de la femme d’un chef d’Etat. Cette mode n’a plus en effet le caractère exceptionnel qu’elle avait autrefois et s’en abstenir peut, dans certains cas, être une marque de déférence. Elle s’est maintenue toutefois sous forme d’un hommage rendu aux femmes depuis le XVIe siècle. Après une éclipse, elle est rentrée en grâce, mais beaucoup en usent sans discernement. Ce n’était pas le cas de Patrice. Il savait que le baisemain est un cérémonial et que, pour cette raison, il ne faut pas l’employer que dans certaines circonstances : il ne se pratique jamais dans un lieu public, dans un bureau de poste, dans une gare, dans un café, en plein air ou sur les lieux de sport. Convié à dîner, on se contentera en arrivant de baiser la main de la maîtresse de maison venue dans le vestibule vous accueillir. Il faut à mon avis serrer la main des autres dames présentes si elles sont nombreuses, pour éviter que l’effet répétitif de ce geste n’ait un côté quelque peu ridicule.

Du reste, le baisemain est un hommage, il est dépouillé de toute signification pratique, il n’a pas pour objet de procurer un plaisir à l’un ou à l’autre des partenaires et doit rester un symbole.

Lorsque Patrice quittait Sophie, il lui arrivait de lui embrasser gentiment la main. Il savait pourtant que l’on ne baise pas la main des jeunes filles, mais seulement des femmes mariées. C’était pour lui moins un geste protocolaire qu’une manifestation de tendresse justifiée par leur intimité. Patrice savait que l’on doit s’incliner vers la main que l’on vous tend et non l’élever jusqu’à soi, comme font, je l’ai constaté, la plupart des hommes. Il faut simplement effleurer la main des lèvres et non y appuyer un gris baiser sonore ou au contraire ne faire qu’un simulacre, ce qui, dans l’un ou l’autre cas, serait peu courtois. Ou l’on s’abstient, ou il faut que le geste soit irréprochable. »

 

 

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