5 règles sur les fiançailles à découvrir !

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Le protocole méconnu des fiançailles :

Les fiançailles ne sont pas obligatoires. Bien des couples ne passent pas par la case « fiançailles ». C’est souvent le cas pour un second mariage ou à partir d’un certain âge. Cependant les fiançailles sont un moment privilégié pour le couple. Il serait dommage de s’en priver.

 

5 infos sur les fiançailles :

  1. Les fiançailles ont génialement lieux deux ans après la rencontre du couple. En effet, au bout de deux ans, le couple se connait suffisamment. Il est prêt à passer à l’étape supérieure.
  2. Il est d’usage que le jeune homme offre une bague de fiançailles à sa bien-aimée lors de sa demande en mariage. L’industrie de la joaillerie a lancé un mythe très rentable pour elle, à savoir : la bague de fiançailles doit représenter l’équivalent d’un à trois mois de salaire du fiancé. C’est faux.
  3. Une fête intime réunit les deux familles et quelques amis proches pour célébrer les fiançailles. Lors de cette rencontre, on ne parle pas des modalités du mariage (lieu, financement, logistiques, etc.). Ce n’est qu’au rendez-vous suivant avec les parents que ces questions sont abordées.

Si les parents des fiancés ne se sont jamais rencontrés. C’est à la famille du fiancé de contacter et d’inviter la famille de la fiancée.

Pas de cadeau pour une fête de fiançailles. Si vous êtes réunit en petit comité, des fleurs ou une bouteille de vin seront appréciés. Si vraiment vous insistez sur un cadeau de fiançailles, ne venez pas à la fête avec. Offrez-le avant ou après la réception.

  1. Les fiançailles durent une année, deux ans maximum. Ensuite, cela devient suspect.
  2. Lors des fiançailles ou d’un mariage, il convient de féliciter le jeune homme et de présenter ses meilleurs vœux à la jeune femme. L’inverse sous-entend : « ma grande, bravo pour avoir mis le grappin sur à ce bel étalon, sans lui tu ne vaux rien sur le marché nuptial », et « mon gars, bonne chance pour supporter cette mégère ! Du courage, tu vas en avoir besoin ! ». Ayez plutôt le discours suivant : « Cher ami, tu as trouvé une perle, chérie-la tous les jours de ta vie ! », « chère amie, nous te soutenons dans cette nouvelle aventure qui te réserve bien des surprises ».

 

Encore une fois, il n’y a pas de règles strictes ou de calendrier qui régissent les fiançailles. On parle davantage d’usages et de traditions. Selon l’engagement religieux du couple et de leur famille, le protocole s’intensifie.

Prochaine étape: le faire-part !

 

Quel était le protocole des fiançailles au début du XXe siècle ?

 

Voici un extrait du livre de Berthe Bernage, tiré du livre Convenances et Bonnes manières. Le livre date de 1953. Il est paru aux éditions Gautier Languereau. C’est savoureux à lire en raison de décalage total entre les mœurs des années 1920 et celles des années 2010 !

 

Voici le protocole et l’étiquette des fiançailles au début du XXe siècle :

 

Extrait p.212

« Les fiançailles

La demande en mariage

De nos jours, on supprime souvent cette démarche officielle : n’est ce pas ôter aux fiançailles un peu de leur beauté grave ? En France, on préfère se conformer sur ce point au protocole.

Protocole qui varie suivant les régions, les familles.

Voici ses diverses formes :

  1. C’est le père du jeune homme qui se charge de la demande officielle. Il va seul chez les parents de la jeune fille, et tout de suite après les premiers mots de bienvenue, il fait connaître l’objet de sa démarche. Les parents de la jeune fille répondent affirmativement, en remerciant de l’honneur qui leur est fait. La jeune fille est alors appelée. Son père lui transmet la demande qu’elle accepte avec joie, et le père du jeune homme sollicite pour son fils la permission de se présenter comme fiancé officiel.

Si le père est mort, c’est la mère ou un proche parent qui fait la demande officielle. Si le père est retenu au loin par ses affaires, sa santé, un voyage, et la demande faite verbalement par un intermédiaire, il écrit une lettre qui arrivera le jour même de la demande.

Dès que la demande est agréée, le fiancé se rend chez la fiancée.

  1. D’autres fois, le jeune homme, accompagné de son père et de sa mère, se présente chez les futurs beaux-parents. Il formule sa requête ou laisse son père la formuler.
  2. Parfois le jeune homme se présente seul. En tout cas, cette visite est annoncée à l’avance, et le « oui » accordé d’avance, bien entendu.
  3. Bien souvent, il n’y a aucune démarche officielle. Les parents entrent en relations, voilà tout.

 

Le bouquet de fiançailles

D’après le protocole, le bouquet de fiançailles doit être apporté aussitôt : gerbe blanche, corbeille ennuagée de tulle.

Mais actuellement, on peut attendre pour offrir ces fleurs le jour des fiançailles officielles, afin qu’elles paraissent au repas familial. Cette question est à étudier pour prendre une décision qui convienne aux deux parties.

 

La bague de fiançailles

C’est le premier présent fait par un homme à la femme qu’il doit épouser. Présent qui n’a qu’une valeur de symbole : l’engagement qu’il représente n’est pas ratifié par la loi ni par la religion, mais il est pourtant grave et ne peut être rompu à la légère.

Le choix. – Les fiancés la choisissent généralement ensemble. Mais le jeune homme passe d’abord chez le joaillier afin qu’il ne présente pas des bijoux dépassant un certain prix.

La valeur de cette bague dépend des ressources du fiancé et des goûts de la fiancée. Celle-ci peut préférer consacrer à un voyage, à l’embellissement du logis, une partie de la somme prévue pour cet achat. La baugue doit pourtant être assez belle pour qu’on ait plaisir à la porter toute sa vie.

On offre une bague neuve, à moins qu’on ne dispose d’un très beau bijou de famille. Des pierreries de famille peuvent être choisies. Beaucoup de jeunes filles préfèrent les bagues toutes blanches. Rien de plus beau que le diamant dit « solitaire ».

Pour l’offrir. – Plusieurs manières se présentent pour l’offrir : mais toujours avant le repas de fiançailles.

  1. Tout simplement, quand l’accord est bien établi entre les familles.
  2. Dans l’intimité, le jour des fiançailles officielles, juste avant le repas.
  3. Au dessert de ce repas ; c’est moins distingué.
  4. A l’issue d’une messe célébrée le matin des fiançailles ; la bague, posée pendant toute la messe sur un petit plateau, est bénie par le prêtre officiant.

En général elle est offerte dans son écrin : écrin blanc. C’est la jeune fille qui ouvre l’écrin, mais c’est le fiancé qui passe lui-même au quatrième doigt de ma main gauche. Une fiancée ne porte pas d’autre bague que celle-ci. »

Bague de fiancé.- Bien des jeunes filles se plaisent à offrir un cadeau à leur fiancé ; généralement une chevalière avec son initiale. Il la porte au quatrième ou au cinquième doigt de la main gauche. »

 

 

2 comments

  1. Jaubalet says:

    Article très intéressant.

    En ce qui concerne le budget pour l’achat de la bague, En effet, il est faux qu’elle doit représenter jusqu’à 3 fois le salaire du fiancé. De plus en plus de bagues s’adaptent au budget de chacun et heureusement !

    Belle continuation

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