Chronique : La Maison Windsor, de Kitty Kelley

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Résumé de La Maison Windsor, de Kitty Kelley

La Maison Windsor, de Kitty Kelley est un livre paru aux éditions Presse de la Cité/Pocket en 1997. Il retrace l’histoire des Windsor, depuis la Première Guerre Mondiale à 1997 (la mort de Lady Di).

Trouvé dans un vide-grenier, je l’ai lu dans l’espoir d’y apprendre des faits ou des anecdotes relatives au savoir-vivre sur les Anglais et plus particulièrement sur la famille royale. Ce n’est pas le but de livre, donc il n’est pas étonnant que je sois quelque peu déçue. J’ai tout de même relevé quelques détails que je vais partager avec vous.

Je ne recommande pas la lecture de ce livre en général, et certainement pas aux sympathisants de la famille royale britannique. On y apprend beaucoup trop de choses « indignes ». Les scandales de Gossip Girl sont une comptine pour enfant à côté.

Je préfère l’image lisse et idéalisée de la famille royale que toutes les coucheries narrées. Et encore l’auteur est soft dans son écriture, et ne cite pas les nombres exacts. Elle se contente de raconter.

Voici une anecdote drôle et tragique à la fois (à l’image du reste) : pour son mariage avec Elisabeth, Philip ne fut autorisé qu’à inviter deux amis. 2 invités sur 3500 au total ! La jeune mariée et future reine avait donc 3498 invités et son fiancé seulement 2. Cela pourrait nous le faire prendre en pitié… jusqu’à ce que l’on apprenne que parmi les deux se trouvait la mère de son ex-copine avec qui il était resté très proche.

 

Chronique : La Maison Windsor, de Kitty Kelley – morceaux choisis

 

p.37 sur les tenues de la Reine Elisabeth durant la guerre

« Auparavant, elle avait consulté son couturier, Norman Hartnell, pour s’assurer d’être convenablement habillée. Elle ne voulait pas porter d’uniformes militaires, trop masculins, et elle était trop avisée pour paraître imposante et majestueuse. Après discussion, elle décida de ne pas porter de noir — la couleur du deuil — ni du rouge, jugé trop gai en période de guerre. Comme il écrivit plus tard, Hartnell lui dessina une série de « robes de combat » dans « des couleurs douces — vieux rose, vieux bleu, et vieux lilas…— parce qu’elle souhaitait transmettre la note la plus encourageante, la plus réconfortante et la plus sympathique possible. »

 

p.51 sur le beurre à la table royale durant la guerre

« Les mottes de beurre étaient moulées aux armoiries royales, et on servait les repas dans des plats en or. »

 

p.139 sur le contenu des valises des membres de la famille royale en voyage

« Pendant les voyages royaux, expliqua John Dean, nous mettions toujours des vêtements noirs dans les valises au cas où nous apprenions la mort d’un proche. C’est pour cette raison que la nouvelle reine, de retour d’Afrique, était convenablement vêtue d’une robe, d’un manteau et d’un chapeau noirs. »

 

p.269 la signature de la reine Elisabeth sur la carte de la couronne fleurie du cercueil de Winston Churchill était « Elizabeth R. »

Les notes de bas de page précisent que le « R » signifie « regina », reine en latin. Un roi signe également avec l’initial R. pour « rex ».

Regardez les traités royaux dans les musées : nos rois de France signaient simplement « Louis ». C’est amusant !

 

p.277 Philip était doué au jeu des interviews, son sens de l’humour s’y illustre.

« « Parlez-nous de la London Symphony, demanda un journaliste à Miami.

— Ils jouent de la bonne musique, répondit Philip.

— Avez-vous songé à envoyer vos enfants dans une école américaine ?

— Pour être franc, non. Mais maintenant que vous m’y faites penser… la réponse est toujours non.

— Que pensez-vous du succès des Beatles ? En tant que produit d’exportation, est-ce qu’ils ne rapportent pas de l’argent à la Grande-Bretagne ?

— C’est un juste retour des choses pour ce qu’ils lui font subir.

— Est-ce votre première visite en Amérique ?

— Non. Je suis déjà venu pendant le règne de Harry Truman.

— Pourquoi l’anniversaire de la reine…

— Ne me demandez pas de vous expliquer pourquoi l’anniversaire officiel de la reine se fête en juin, alors qu’elle est née en avril ! Il faut accepter cela tel quel, comme le cricket, les livres sterling, les shillings, et les pence [sic], et toutes ces bizarres coutumes britanniques. » »

 

p.284 description d’une séquence de film documentaire sur la famille royale, à propos d’Elisabeth.

« Dans une autre séquence, la reine, connue pour être l’une des femmes les plus riches du monde, tripote un fabuleux collier en rubis. Elle dit combien elle l’aime, explique qu’il avait été offert à la reine Victoria par l’empereur de Perse. Puis elle se tourne vers sa dame de compagnie et lui demande, d’une petite voix hésitante : « Je l’ai déjà porté, n’est-ce pas ? ».

Quelques minutes plus tard, la reine, censée ne jamais manipuler de l’argent, entre dans une boutique avec son fils de 4 ans, le prince Edward, et lui achète une friandise. Elle règle en espèces en précisant qu’elle a juste de qui payer. »

 

p.330 sur le texte du carton d’invitation d’un bal d’anniversaire en mode « trouver une épouse urgemment ».

« Pour son trentième anniversaire, Charles donna un grand bal pour quatre cent personnes à Buckingham. Les invitations de la reine et du duc d’Edimbourg spécifiaient : « pas de tiares », comme d’autres parents fortunés auraient dit : « pas de cadeaux ». »

 

p.377 sur l’apprentissage des obligations d’une princesse, leçon donné à Diana

« Le courtisant commença à lui apprendre comment se conduire en princesse et lui expliqua ses engagements royaux, environ cent soixante-dix par an, parmi lesquels : Ascot, le salut du drapeau (le jour de l’anniversaire officiel de la reine), les concours hippiques de Badminton, l’ouverture du Parlement, le concours floral de Chelsea, le tournoi de Wimbledon, des garden-parties, les régates de Cowes, les œuvres de charité, les visites d’hôpitaux et tout ce qui concernait l’armée.

Susan Hussey, la dame de compagnie de la reine, aida Everett à guider la princesse à travers le labyrinthe de règles royales : porter des chapeaux et des couleurs vives en public ; saluer avec un signe de l’avant-bras et non de la main uniquement ; ne jamais utiliser les toilettes publiques. « Le plus difficile pour une princesse, dira plus tard Diana, c’est quand on a envie de faire pipi. » »

 

p.384 sur le titre de Diana à son mariage chez les Windsor

« Le service de presse du Palais annonça le titre officiel de Lady Diana Spencer. « Après le mariage, on l’appellera Diana, princesse de Galles, dit un officiel. Elle ne sera pas LA princesse Diana parce que seuls les enfants du souverain ont droit à l’article devant leur titre. » Les Américains, qui ne comprenaient rien aux titres ni à leurs subtilités, l’appelèrent « princesse Di ». »

 

p.450 à propos de Sarah Ferguson

« Après l’annonce de ses fiançailles, on lui avait demandé dans une interview télévisée si son oncle, qui travaillait comme serviteur, serait invité à son mariage. « Bien entendu ! Mais il connaît assez l’étiquette pour ne pas venir ». Sa réponse fut coupée au montage. »

 

Il s’en passe des choses chez les Windsor !

 

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