Evolution des bonnes manières : 3 nouvelles règles !

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Les bonnes manières sont le reflet de la société, il est normal qu’elles évoluent avec le temps. Certaines choses admises à une époque sont interdites à une autre.

Il n’est pas question de juger si cette évolution est une bonne chose ou une mauvaise, mais simplement de constater le changement de mœurs.

Parmi les évolutions des règles protocolaires, en voici trois qui traduisent nos modes de vie contemporains.

 

Evolution des bonnes manières : 3 nouvelles règles !

 

  • Placement des couples à table

Depuis des siècles, lors d’un dîner mondain, intime ou protocolaire, le placement des convives à table exige un savoir diplomatique. Pas moins. Il n’y a pas si longtemps encore, deux règles spécifiaient comment placer les couples à table : les couples fiancés (et par extension moderne les « jeunes couples ») se placent côte à côte. Et les couples mariés depuis plus d’un an (ou les « vieux couples » non-mariés) sont séparés.

Aujourd’hui, nous constatons l’abandon fréquent de cette règle. Et pas tant parce que les maîtres de maison ne la connaissent pas, mais plutôt à cause de l’évolution de nos modes de vie. Les couples se voient peu durant la semaine, alors ils « profitent » des mondanités pour s’amuser ensemble.

 

  • La salutation introductive de nos mails

Dans la correspondance écrite et postale, il était impensable d’écrire « Bonjour Madame Dupont » ou « Bonjour M. Dupont ».

Avec l’arrivée des nouveaux moyens de communication, une familiarité, une promptitude et une simplicité a pris le pas. Combien de mails ai-je reçu ET envoyé avec cette formule interdite ?!

Le style « Monsieur Dupont » semble trop formel pour nombre de mes correspondants professionnels. Le « salut » et le « cher » sont totalement inappropriés. L’un est trop familier, l’autre laisserait à penser à un jeu de séduction.

Et on constate que la netiquette déteint petit à petit sur la correspondance de nos administrations. Regardez les courriers de la CPAM !

 

  • Payer l’addition

Généralement, il fut toujours admis qu’une seule personne règle l’addition de la tablée au restaurant ou au café. Un généreux ami !

Avec l’évolution des modes de vie, cela change. Petit à petit, on est passé au « chaque couple règle pour soi », puis au « on fait le total et on divise par le nombre de personnes ». Le sous-entendu « aujourdhui, c’est moi qui t’invite et la prochaine fois, c’est toi qui règles l’addition » s’estompe. Encore une fois, cela n’est pas une mauvaise chose en soi. Cette évolution des bonnes manières s’explique par l’irrégularité des rencontres (et au final, c’est toujours le même qui paie !), et par la disproportion des commandes (l’un commande toujours pour 8€ et l’autre pour 3€).

Nombre d’amis glissent alors vers le « chacun règle sa commande ». Je fais ainsi avec certains de mes amis, et personne n’est offensé. Il y a encore quelques temps, c’était impensable pour moi, mais finalement pourquoi pas…

Cette une évolution des bonnes manières…

 

 

2 comments

  1. David says:

    Bonjou
    Vous dîtes que c’est normal que ça évolue et je suis tout à fait d’accord avec vous mais au regard de la dégradation des moeurs est-ce que c’est si bon que cela? l’évolution est normale mais est-elle bonne?

    • Hanna GAS says:

      Bonjour,
      Ok, je comprends votre contestation, je vais donc préciser ce que j’entends par « normal ». Il faut des codes, il faut une « règle du jeu » pour pouvoir jouer ensemble. Donc là, les règles du jeu changent (c’est normal), mais il convient de « codifier » les nouvelles règles. Ce n’est pas « chacun fait comme il veut ». Il faut repérer les nouveaux codes, expliquer leurs origines sociales, et ainsi nous pouvons continuer de jouer. La dégradation des mœurs est à mettre sur le compte de l’absence de règles (par méconnaissance des anciennes et/ou des nouvelles). Il peut y avoir de nouvelles règles (une évolution des anciennes), mais la perte des bonnes manières sociales vient davantage du « jem’enfichisme » que de la méconnaissance de ce qui se fait ou ne se fait pas.

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