Histoire vraie : une ado adopte les règles de bonnes manières des années 1950 et devient populaire !

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Histoire vraie : une ado adopte les règles de bonnes manières des années 1950 et devient populaire !

 

Oui, vous avez bien lu le titre. Une adolescente américaine décide de suivre les règles de politesse des années 1950 et devient l’une des personnes les plus populaires de son collège. C’est l’histoire vraie de Maya Van Wagenen !

 

En surfant sur internet, j’ai trouvé cet article il y a plus de deux ans. Je ne sais comment, j’ai perdu la trace de ce lien. L’historique de mon ordinateur avait été effacé, et il m’était impossible de retrouver ce livre. D’ailleurs, je ne savais même pas ce que je cherchais. Je n’avais pas retenu si c’était un livre, un film, quel auteur, histoire vraie ou fiction, pays d’origine, acteurs, téléfilm… Rien. Je ne disposais d’aucune information concrète. Régulièrement, tous les quelques mois, je replongeais dans les archives de Google pour retrouver cet « quelques chose sur une ado et sur les règles de bonnes manières des années 1950 ». Mais sans savoir ce que je cherchais exactement, Google ne pouvait pas m’aider. Et enfin ! En septembre, au hasard d’une virée sur le net, je redécouvris cet article dans Madame Figaro.

Dans les 10 minutes, je commandai le livre. Aussitôt reçu, aussitôt dévoré.

Sachez que ma spécialité universitaire (master de Lettres Modernes) est la littérature de jeunesse. Et en particulier la littérature adulescente. C’est mon dada !

Et comme vous le savez, ma passion de l’étiquette est tout aussi vive. Donc un livre qui mêle adolescence et bonnes manières est une trouvaille sans prix à mes yeux !

 

Histoire vraie : une ado adopte les règles de bonnes manières des années 1950 et devient populaire !

 

Le livre est encore meilleur que je ne l’avais imaginé. Les règles de bonnes manières des années 1950 prennent vie à notre époque.

L’histoire est la suivante : une jeune fille de 13-14 ans, Maya, n’a pas de succès au collège. Elle porte un appareil dentaire et des lunettes, elle n’est pas très grande. Elle n’est pas 100% blanche (mine de rien cela peut être un léger handicap, ne me jetez pas la pierre du racisme, je reprends simplement les paroles de ceux qui n’ont pas une peau banche sur 3 générations, et les atouts sociaux qui vont avec). La collégienne est également en léger surpoids.

Bref, elle est au bas de l’échelle sociale.

Dans le bureau de son père, elle trouve un manuel de savoir-vivre des années 1950. Son père l’avait acheté à une brocante. C’est un livre vintage qui semble ne plus avoir de valeur dans les années 2010. Le titre exact est Teen-Age Popularity Guide de Betty Cornell. Vous l’aurez deviné l’histoire se passe au Etats-Unis, Betty Cornell était top-modèle dans sa jeunesse, puis elle est devenue écrivain et a rédigé ce guide pour adolescents sur Comment devenir populaire ? Ce manuel n’est pas traduit en français.

Par défi, par amusement, et surtout par « je n’ai plus rien à perdre », l’héroïne, Maya, décide de suivre les conseils de Betty Cornell durant une année scolaire.

Elle divise le livre par tranche mensuelle. Et se lance dans l’aventure. Coiffure, maintien, régime sain, vêtements, devoir d’une hôtesse, etc. Tout y passe.

Ok, il s’agit davantage de guide de popularité que de guide de bonnes manières, mais cela reste très lié. Les règles de bonnes manières des années 1950 font également partie du sujet.

Maya Van Wagenen écrit dans son journal intime les réactions de ses amis, de ses non-amis (sans être ennemis), de ses professeurs, etc.

Collier de perles, jupes longues, gaine (oui, ce genre de grosse culotte qui maintient ce qui déborde et aplanit le ventre sur une adolescente !), maquillage, etc. Comment devenir une lady à 14 ans ?

 

Son challenge est secret, elle n’en parle à personne (sauf ses parents qui l’aident). Le journal intime fut agencé en roman. Best-seller aux États-Unis. Les studios Dreamworks acquièrent les droits. Il y aura donc prochainement un film sur cette aventure. Extra ! J’ai hâte de le découvrir !

 

A mon sens, le titre est mal traduit en français. Mais qu’importe, l’éditeur ne m’a pas demandé mon avis. Encore un qui agit sans me demander mon avis (humour inside) !

Populaire, l’histoire vraie d’une geek devenue reine du vintage, de Maya Van Wagenen, éditions Michel Lafon, 2014, 272 pages.

 

Je vous recommande vivement ce livre ou alors je vous suggère de l’offrir à des adolescentes autour de vous. Qui sait : les règles de bonnes manières des années 1950 pourraient encore inspirer la nouvelle génération ?

 

Personnellement, je suis pleine d’admiration pour cette jeune fille qui osa se lancer dans cette aventure. Il y a des moments drôles, mais il y a aussi beaucoup de critiques, d’humiliations et d’insultes. Les adolescents ne sont pas connus pour être très tolérants.

Maya Van Wagenen m’a bluffée et encouragée. Dans ma quête pour devenir une lady, j’essuie aussi des critiques. Je me rassure toujours en me répétant que la critique vient avec le succès. Lorsque je n’étais encore « personne », personne ne me critiquait.

Cette jeune fille de 14 ans m’a donné une vraie leçon de vie. Elle a un courage qui mérite mes applaudissements.

 

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Règles de bonnes manières des années 1950 : Populaire de Maya Van Wagenen

 

Je termine en vous citant quelques extraits du livre. Vous découvrirez l’humour de l’auteur, mais aussi le ton du manuel de Betty Cornell, cité à de nombreuses reprises par Maya. L’ancien top-modèle parle avec une sévérité qui ne passerait pas dans la France des années 2010.

 

 

p.27

La meilleure amie punk de Maya :

J’ai rencontré Kenzie il y a deux ans dans le bus, lors de notre premier jour d’école. Elle était seule sur une banquette, avec une ceinture à clous et des cheveux frisés tirés en arrière en une queue-de-cheval menaçante. Je me suis dit : « Mon Dieu, j’espère qu’elle ne va pas me tuer. » Petit à petit, comme on était ensemble en cours, on s’est rapprochées, même si, de toute évidence, elle pourrait toujours en venir aux mains avec moi. Elle est très sympa malgré son côté sombre. Bien qu’elle soit le contraire de moi, c’est une des rares personnes auprès de qui je ne me sente pas marginale.

Avec mes traits hispaniques et ma peau claire, les élèves ici me demandent souvent si je suis mexicaine. Je réponds que ma mère l’est à moitié, donc je suis plutôt un quart. A vrai dire, ma mère est un mélange d’anglais, français, espagnol, juif, indien du Mexique et africain. J’ignore dans quelle case elle se range, mais elle est magnifique. De mon côté, dans une académie où les élèves sot à quatre-vingt-dix-huit pour cent hispaniques, on me dit que je n’ai pas assez de bon ADN pour faire partie des Latinos. Loin de la frontière, ironiquement, on ne doute pas que je suis mexicaine.

Comme Kenzie est coréenne, moi pas assez mexicaine, et que ni elle ni moi ne sommes capables de demande où sont les toilettes en espagnol, notre incapacité à nous intégrer a dû nous rapprocher. »

 

 

p.33

Extrait du manuel de Betty Cornell, sur les régimes alimentaires, la silhouette et la non-gloutonnerie des ladies :

« Si la perspective d’un repas sans dessert sucré est vraiment inenvisageable, alors vous êtes sans espoir. Vous préférez le sucre à la sagesse […].

Quant aux tentations par vos amis, car ils vont vous tenter, gardez la tête haute et le ventre plat. »

 

p.214

Maya parle avec un ami de la paroisse, Ethan, qui traverse un mauvais moment :

« — Peut-être que tu devrais songer à te redéfinir. Moi, je l’ai fait.

— Je sais. Les gens dans mon école parlent de toi tout le temps. Tout le monde sait comment tu t’appelles. Enfin, on t’appelle « Maya Van Vachenaine ». On dit des choses méchantes, plus précisément que tu t’habilles comme une mémé et que tu parles à des gens que tu ne connais pas. En gros, tu passes pour une cinglée.

Ethan fréquente une école privée chère et élitiste à des kilomètres de la mienne. Je ne sais pas comment je dois le prendre. Il y a quatre mois, j’aurais été anéantie, mais maintenant, je suis plus surprise que blessée. Tout le monde sait comment je m’appelle ? »

 

 

Fait intéressant : Lady, hygiène, politesse des années 1950 et popularité

 

Dans un récent article intitulé Comment se comporter en lady ?, j’ai parlé de l’hygiène d’une lady.

Depuis longtemps, j’écartais volontairement ces chapitres des manuels de savoir-vivre que je chroniquais. Je me disais « tout le monde sait ça », « c’est offensant si je rappelle aux lecteurs qu’ils doivent se laver », « c’est tellement évident, inutile de l’écrire », « mes lectrices ont-elles vraiment besoin d’apprendre à se laver les cheveux ? Les bonnes manières et le shampoing n’ont rien à voir »… Et pourtant, Betty Cornell et Maya Van Wagenen consacrent des pages et des mois d’apprentissage aux questions sur la toilette et l’hygiène d’une lady. C’est pourquoi, j’ai osé en parler aussi dans cet article.

 

Betty Cornell est catégorique : il faut laver ses cheveux avec du shampoing deux fois de suite. Le reste, vous le découvrirez en lisant son guide.

 

 

 

4 comments

  1. serge says:

    ça change des jeunes filles vulgaire que l’on voit dans la rue, qui n’ont pas compris qu’il est inutile de se comporter comme des garçons, cela n’est pas dans leur intérêt, je fais tourner votre page 🙂

    Serge de chien de traineau

    • Hanna GAS says:

      Bonsoir Murielle,
      Oh! Oui ! Comme vous avez raison. En observant les jeunes filles et les étudiantes en soirée, je me dis la même chose. C’est triste, car un tel comportement les abaisse au lieu de les singulariser.

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