Le savoir-vivre et les marques : quel porte-manteau ambulant êtes-vous ?

 

Lorsque les marques font ce qu’elles veulent de leurs clients :

Le titre de cet article est volontairement cash. Il ne laisse pas le choix à son lecteur. Il n’y a pas de dualisme les bons vs les mauvais. Il ne s’agit pas ici de distinguer une catégorie de looks admis ou exclus par la bonne société. Nous n’allons pas nous interroger sur la catégorisation du surfeur, du street style boy, de la fahion victim, du geek, de la babydoll rock, des urban bobos ou des country girls… chacun de ces personnages jouent un rôle. Certains portent le costumes pour devenir un tel ou une telle. Et d’autres sont réellement tel ou telle, et donc ils portent la tenue qui sied à leur personnalité. Peu importe encore une fois de faire semblant ou pas, ce n’est pas dans ce débat que je veux rentrer. Le fait est que nous sommes tous des porte-manteaux ambulants… ou presque.

Nous nous habillons pour donner l’impression que nous sommes « placez ici le qualificatif qui vous plaît ».

L’équipe marketing des grandes marques fait un travail énorme. Elle parvient à coller dans les mentalités une personnalité à une tenue vestimentaire tout en scandant les slogans « soyez libres d’être vous-mêmes ». A mon humble avis, lorsque la tenue coûte plus de « placez ici la somme que vous jugez déraisonnable pour une tenue de la tête au pied », on n’est plus libre du tout.

Petite parenthèse : dans la phrase précédente, j’ai d’abord écrit la somme exacte que je juge exagérée pour s’habiller. Puis en me relisant, j’ai réalisé que ce montant est très très très bas pour monsieur et madame tout le monde. Les vêtements que je porte ne coûtent presque rien. Vous, fidèles lecteurs, n’allez pas me croire si je vous disais la réalité du coût de ma garde-robe, et de fil en aiguille je vais perdre de la crédibilité à vos yeux. Aussi je préfère que chacun décide pour soi-même quel est son seuil limite.

Et j’en reviens donc à mon propos. A partir du moment où nous portons des vêtements qui affichent leur logo ailleurs que sur l’étiquette de lavage, nous sommes un porte-manteau ambulant.

Se cacher derrière une marque révèle un manque de confiance en soi, une peur du rejet et une absence de personnalité propre. Désolée de le dire aussi effrontément.

Et attention, lorsque je parle des marques, je ne cite pas seulement les marques de luxe. Non, je parle essentiellement des marques de prêt-à-porter grand public. Sur un t-shirt blanc a-t-on réellement besoin du logo €x&*/+ affiché sur la poitrine ? Craignez-vous à ce point le jugement de votre interlocuteur que vous avez besoin de lui signifier que votre haut coûte 30-40-60 euros ? et que vous n’êtes donc pas fauchés comme les blés ?

Si la réponse est oui, alors changez vos amis (comme dirait l’autre !).

 

Les vraies ladies et les véritables gentlemen n’affichent jamais la marque de leur vêtements ou accessoires. Mieux encore, si une pièce leur plaît mais qu’elle affiche un logo sur une face, même minuscule, ils préfèrent passer à autre chose.

Se débarrasser des marques peut paraître difficile au début. Mais ce n’est qu’une question de confiance en soi en réalité. Une fois cette barre franchie, l’évitement des marques est presque un sport.

Et surtout cela permet de se créer son propre style. Pas de déguisement ou d’uniforme social.

Comme développé ici : un vêtement doit se suffire à lui-même. Il doit être choisi pour sa couleur, sa coupe et sa matière.

Comment ne plus être un porte-manteau ambulant ?

Ne jetez pas toute votre garde-robe ! Simplement commencez à méditer ce propos. Et lors de votre prochain achat, essayez de dépasser votre peur. Dites non aux marques ostentatoires. Progressivement, au fil des mois, voire des années, vous gagnerez en liberté et en personnalité.

Et on dira de vous : « elle/il est unique ; c’est une vraie lady/un vrai gentleman » !

 

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