Madame est servie !

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Madame est servie !

 

Prochainement, je vous chroniquerai le livre de Michel Guibert et Pauline Delamarque, Savoir recevoir, Savoir vivre, paru aux éditions France Loisirs, en 1990. Aujourd’hui, je me contente de partager un extrait de cet ouvrage d’étiquette mondaine avec vous.

 

L’extrait en question est fort plaisant à lire. Il répond parfaitement aux attentes des lecteurs de 1990. Lecteurs mondains, urbains et très aisés financièrement, je suppose.

La petite apprentie-lady des années 2010 que je suis est en décalage total. D’une part les temps et les mœurs ont changé, et d’autre part, financièrement, il faut pouvoir « avoir les moyens de s’entourer de domestiques ».

 

Mais ce décalage fait tout la saveur du livre. Sans plus tarder, découvrez l’extrait « Madame est servie », page 41 :

 

Madame est servie !

 

« Le repas est prêt. Si vous avez loué les services d’un maître d’hôtel, il viendra vous chercher au salon et prononcera le sacramental « Madame est servie ». Si vous ne disposez que de l’aide de votre femme de ménage, elle se contentera de vous faire un petit signe pour vous avertir que tout est prêt. Si vous êtes seule, c’est vous qui avertirez vos hôtes par un « eh bien je crois que nous pouvons passer à table… ».

On ne se le laisse pas dire deux fois même si une conversation animée est en train. On reprendra celle-ci une fois assis, mais on ne laissera pas attendre une malheureuse hôtesse terrifiée à l’idée que son potage refroidit, que son soufflé est en train de retomber, que son rôti sera carbonisé…

Les hommes, autrefois, offraient leur bras à la dame près de laquelle ils devaient être placés et la conduisaient à sa chaise qu’ils tiraient de manière à ce qu’elle fût à même de s’y asseoir commodément. Ils ne s’asseyaient que quand toutes les dames étaient assises : cette règle, au demeurant, est encore valable. Toutefois, on n’offre guère plus son bras aujourd’hui pour faire un bout de chemin de quelques mètres. Et l’on peut se rendre à table dans la plus grande simplicité. Mais les jeunes cèderont le pas à leur ainés et on aidera une personne âgée à s’installer si besoin est. De toute façon on ne se ruera pas vers la table comme si l’on n’avait pas mangé depuis huit jours. »

 

 

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