Manuel de savoir-vivre à l’usage des rustres et des malpolis de Pierre Desproges

Manuel de savoir-vivre à l’usage des rustres et des malpolis de Pierre Desproges étiquette politesse bienséance

Le Manuel de savoir-vivre à l’usage des rustres et des malpolis est un livre de Pierre Desproges. Il a été publié en 1981 aux Editions du Seuil. Cela ressemble à une collection de sketches, peut-être en est-ce une ? Je mets sur le compte de ma jeunesse mon ignorance.

C’est un petit livre… euh.

Sans aller jusqu’à dire que je ne l’ai pas aimé, disons que je n’ai pas accroché. Le titre m’a inspiré, mais ensuite j’ai lu sans grand intérêt malheureusement. Joué sur scène… j’aurais peut-être ri. Je suis bon public.

Pierre Desproges (1939-1988) est un humoriste français réputé pour son humour noir, son anticonformisme et son sens de l’absurde. Le livre est à l’image de l’acteur.

Il y a beaucoup trop de grossièreté dedans. Encore une fois : joué sur une scène théâtrale pourquoi pas… mais écrit noir sur blanc, la grossièreté devient vulgarité.

Je n’ai rien appris.

Mais j’ai toutefois sélectionné les meilleurs passages qui font tout de même sourire.

 

Chronique : Manuel de savoir-vivre à l’usage des rustres et des malpolis de Pierre Desproges

 

p.8, chapitre : Les bonnes manières à la guerre

« A un général, on dit « mon général ».

A un colonel, on dit « mon colonel ».

A un adjudant, on dit « mon adjudant ».

A un deuxième classe, on dit « ta gueule », à condition d’être adjudant. »

 

  1. 39, chapitre : Comment aborder une jolie femme ? Pourquoi aborder une femme laide ?

« Il y a un seul cas où il est convenable d’aborder une femme laide. C’est pour lui demander si elle ne connaît pas l’adresse d’une jolie femme. C’est tout ce qu’il y a à dire sur le sujet. »

 

  1. 61, chapitre : Marions-nous bien poliment

« Dès le lendemain, Josiane présentera Albert à ses parents, au cours d’une cérémonie d’une extrême simplicité, comme cela se pratique couramment dans les milieux ouvriers où les gens répugne à manger du caviar tous les jours. »

 

  1. 112, chapitre : Comment vieillir sans déranger les jeunes ?

« Même Diogène en son temps l’avait déjà compris, qui eut le bon goût de mourir au fond d’un tonneau, dans le seul but de ne pas déranger ses enfants légitimement gérontophobes. Car la jeunesse est le levain de l’humanité. Elle a besoin de dormir dans le calme, loin des insupportables gémissements des grabataires arthritiques égocentriques qui profitent de leur oisiveté pour agoniser tambour battant, même la nuit, alors que, nous le savons tous, il est strictement interdit de mourir bruyamment après vingt-deux heures. »

  1. 116

« Enfin, si vous n’êtes pas trop moche, offrez votre corps à la science pour éviter les frais d’enterrement. Et surtout, dès que vous sentirez venir la mort, ôtez vos dents en or. C’est une simple question de délicatesse. »

 

 

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