Ville vs campagne : les bonnes manières diffèrent

campagne ville diférence bonnes manières usages protocole bienséance art de vivre à la française, la belle école, lady gentlemen parfait

 

Changement de paysage (et de codes) pour un séjour en plein air !

Selon la baronne Nadine de Rothschild, l’expert mondialement reconnu des usages et de la bienséance, les règles du savoir-vivre varient à la ville et à la campagne. Dans son livre dédié aux bonnes manières, Le Savoir-vivre au XXIe siècle, la plupart du temps, la baronne qualifie de « campagne » la maison de vacances, la résidence secondaire ou le lieu ou l’on passe ses week-ends. C’est une ambiance relâchée, familiale, intime. La détente oui, mais la politesse demeure.

Il va de soi que Nadine de Rothschild ne discrédite pas la vie à la extra-urbaine. Elle ne porte aucun jugement de valeur sur le monde rustique. Bien au contraire, plus d’une fois, elle apprécie le cadre de vie ralenti qu’offre la campagne. Il n’y a aucune hiérarchie snobe entre ces deux mondes, simplement des codes et des usages différents.

 

En matière d’étiquette, quelles différences existe-t-il entre la ville et la campagne ?

 

  • A la campagne, le pain peut être directement posé sur la table, à même la nappe.
  • Le cadeau des hôtes devraient être plus conséquent à la campagne, surtout si vous y séjournez plusieurs jours. La mini-bougie parfumée ne suffit pas.
  • En ville, lorsque vous êtes invités à un dîner, votre tenue sera beaucoup plus habillée que pour une réception équivalente à la campagne.
  • Les vêtements blancs sont autorisés à la campagne. On parle de tenue entière en blanc, pas d’un simple chemisier. La robe blanche ou le costume blanc sont adaptés à un garden party. En ville, lors d’une soirée mondaine, c’est hors de question.
  • Selon, le Code civil, manuel complet de la politesse, du ton, des manières de la bonne compagnie contenant les lois, règles, applications et exemple de l’art de se présenter et de se conduire dans le monde, rédigé par Horace Napoléon Raisson au XIXe siècle : « La cravate lord Byron, qui se place sens devant derrière, et dont les deux bouts forment un gros nœud sous le menton, est un écueils du genre : ridicule à la ville, elle est de mise à la campagne, surtout pour les très-jeunes gens. »
  • Il faut savoir jouer au tennis et au bridge pour pouvoir faire le quatrième en double lorsqu’on est invité à la campagne.

Cette liste sera complétée au fur et à mesure de mes lectures. Si vous avez des points à ajouter, n’hésitez pas à me les communiquer en commentaires. Je me régale toujours à découvrir des nouvelles subtilités des usages en vigueur dans le beau monde !

Laisser un commentaire