Le meilleur argument en faveur de la Modest Fashion !

 

Le meilleur argument en faveur de la Modest Fashion !

 

 

Dans cet article, je ne vais pas essayer de vous convertir à la modest fashion. La « mode décente » est longuement expliquée dans cet article pour ceux qui découvrent ce blog pour la première fois. En gros, il s’agit de rajouter un peu de tissu aux épaules et aux cuisses.

 

Ici, je vais pointer le miroir sur vous.

 

C’est vous qui allez vous regarder… mais pas à travers mes yeux.

 

Non. Ce serait trop simple.

 

Vous allez vous regarder à travers les yeux de vos proches… et de leur appareil-photo.

 

Une super lectrice avec qui je corresponds m’a partagé cette réflexion : pour elle, le déclic s’est fait en voyant les photos (ratées) que ses proches avaient prises d’elle.

 

Tout un coup, on se voit « en vrai » !

 

 

Ici, on voit une grosse cuisse. Ici, une épaule de camionneur. Ici, le décolleté plongeant nous fait ressembler à une poule mouillée. Là, nous avons l’impression que nos jambes ont raccourcis de 40 cm. Ici, on a un double menton. Ici, notre coupe nous confond avec un homme. Ici, on se demande si on n’a pas oublié de mettre un pantalon. Ici, on s’aperçoit que le soutien-gorge est voyant à travers la chemise. Ici, on a gagné 5 kilos. Ici, on a l’air d’avoir trop bu. Ici, on s’interroge sur le concept de beauté intérieure tellement ce qu’on voit est catastrophique.

Enfin sur la dernière photo, on se demande sincèrement ce que notre mari nous trouve, et s’il n’est pas aveugle…

Dans le doute, on garde notre réflexion pour nous. Il vaut mieux ne pas lui faire remarquer notre déchéance.

 

 

Les photos prises par surprise sont souvent catastrophiques, dramatiques et déprimantes.

Ok, pas toujours. Mais sur l’ensemble, nous préférons effacer 90% d’entre elles.

 

 

J’ai voulu partagé cette réflexion avec vous.

Réfléchissez-y.

Peut-être que cela sera votre déclic à vous.

 

Et si votre déclic pour s’habiller avec plus de décence et d’élégance est autre, partagez-le-moi, je vous prie. Je serais ravie de savoir qu’elle a été la pierre sur laquelle vous avez trébuché sur le chemin vestimentaire avant de prendre une autre direction.

 

3 comments

  1. Mélissa says:

    Bonjour Hanna,
    Vous avez raison de pousser vos lectrices à se poser ces questions, vraiment !
    Pour ma part, le déclic était effectivement tout autre. J’avais 15 ans et j’ai décidé de me faire remarquer plus uniquement par mon intelligence (la petite « intello de service », qui s’habille avec le premier t-shirt et les premiers pantalons venus, c’était moi…), je voulais effacer cet horrible cliché et prendre plus soin de moi. Non que j’aie été sale, mais je ne prenais pas la peine de me plaire à moi-même. Non ce n’est pas égoïste, bien au contraire, en prenant soin de mon image, j’ai pu mieux prendre soin de mon entourage. Paradoxe peut-être, mais vrai.
    Je pensais à cette époque que si je voulais m’intégrer, il fallait s’habiller comme tout le monde. Grosse erreur, je n’étais de toute façon pas populaire, peu importe mon habit. C’est en arrivant à l’école des « grands » à 15 ans que je me suis sentie plus libre d’être celle que j’étais vraiment. Changer d’école, ça voulait dire recommencer, sans les bruits qui courraient sur moi, en faisant bien attention à ne pas partager mes notes fièrement à tout le monde. J’ai toujours été gentille, on m’a parfois reproché ma « naïveté », mais j’aime aider les gens, leur donner des conseils et je n’attends rien en retour. Par nature. C’est dans ce nouveau cadre que j’ai pu faire mes essais, en commençant par remplacer l’horrible sweat-shirt par un blazer et le noir passe-partout par des couleurs. Puis j’ai osé la robe, de temps en temps, puis tous les jours. J’aime cette image de moi-même, je me sens belle, je me sens femme, féminine. C’est de cette manière aussi que j’ai attiré le jeune homme que je fréquente, je me démarquait, je m’assumais, cela lui a plu.

    Depuis que je ne porte plus que des robes, mais aucune trop au-dessus de mes genoux, PLUS JAMAIS PERSONNE ne m’a SIFFLÉE dans la rue. JAMAIS ! En deux ans !
    Je vous promets, ça change tout. Et je côtoie plus facilement des hommes fiers de l’être, galants et pas irrespectueux. Le contraire de ce que les féministes veulent nous faire croire. Non les hommes ne sont pas des animaux, mais nous ne devons pas non plus nous comporter comme des irresponsables vis-à-vis d’eux.

    Merci de m’avoir lue,
    Bon courage à celles qui souhaitent changer mais pour qui c’est difficile.

    Bien à vous,
    Mélissa

  2. Amaëlle says:

    Mon fils de trois ans arrive pendant que je lis votre article, s’installe sur mes genoux, et me montrant la personne de dos sur la dernière photo, me dit : « elle est tout(e) nue, la dame ». Je lui dis « non, elle n’est pas toute nue », et lui : « elle est un peu toute nue »… Parfois on est tellement habitué qu’on ne se « voit » plus, et votre démarche de passer par la photo me paraît très intéressante.
    Le miroir en pied peut aussi être un moyen de voir, à condition d’avoir un bon éclairage et de détailler d’un oeil critique notre tenue : j’ai changé mes habitudes récemment, et remettant à l’occasion de l’été une jupe que j’aimais beaucoup, je me regarde dans le miroir, et je me dis que c’est trop court, maintenant, je ne me sens plus « moi » dedans ; mon mari arrive dans la pièce, je lui dis « tu vois, j’ai ressorti ma jupe » ; et je le vois faire la moue : il pensait la même chose que moi 🙂

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