La noble définition d’un gentleman selon… les créateurs d’un jeu de rôles !

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Je vous avais déjà parlé du document de Castle Falkenstein. Nous avions vu les convenances et les usages des ladies et des gentlemans lors des bals du 19e siècle, les codes protocolaires à suivre avec sa maîtresse, et l’étiquette des dames dans les années 1800. Dans les derniers paragraphes du texte, l’auteur anonyme livre une très belle définition du gentleman.

Je vous la retranscris intégralement.

 

La noble définition d’un gentleman au XIXe siècle selon… les créateurs d’un jeu de rôles !

 

« C’est presque une définition du gentleman de dire que c’est une personne qui n’inflige aucune souffrance. Cette description est à la fois raffinée  et précise. Le gentleman est surtout préoccupé par le souci d’ôter les obstacles qui gênent ceux qui l’entourent, afin de les libérer de toute contrainte; et il préfère suivre leur élan plutôt que de prendre lui- même l’initiative.

Son action peut être comparée à ce que l’on appelle communément les conforts ou les commodités de nature personnelle : une chaise confortable ou une bonne flambée qui dissipent le froid et la fatigue, même si la nature sait parfaitement se passer d’eux pour offrir à l’homme le moyen de se reposer et se réchauffer.

De même, le vrai gentleman évite soigneusement tout ce qui peut provoquer un choc ou une inquiétude dans l’esprit de ceux qui sont en sa compagnie; – tout heurt d’opinion ou collision de sentiments, toute contrainte, suspicion, tristesse, ou ressentiment; son grand souci est de mettre tout le monde à l’aise. Il garde les yeux sur toute l’assemblée ; il est affectueux avec les timides, aimables avec les gens réservés et clément avec les originaux ; il doit se souvenir à qui il parle pour se garder des allusions déplacées, ou des sujets qui risquent d’irriter.

Un gentleman n’accorde aucune importante aux faveurs qu’il octroie. On dirait même que c’est lui qui en reçoit une quand il rend un service. Il ne parle jamais de lui-même sauf si on l’y oblige, ne se défend jamais en se contentant d’une réplique ; il n’écoute pas les médisances et les ragots, est scrupuleux quand il cherche les motifs de ceux qui interfèrent dans ses projets, et interprète toujours les choses sous leur meilleur jour.

Il n’est jamais perfide ou mesquin dans ses disputes, ne tire jamais parti d’un avantage ou d’un privilège, ne confond jamais un argument avec un commentaire personnel ou une remarque acerbe, et ne fait jamais une insinuation s’il ne peut pas dire toute la vérité. Circonspect et prudent, il fait sienne la maxime des anciens sages, disant qu’il faut toujours se conduire envers un ennemi comme s’il devait un jour devenir un ami. »

 

 

 

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