Comment être une vraie lady, par Les Cakes de Bertrand : chronique

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Comment être une vraie lady ? est un livre extra ! Je ne cache pas mon enthousiasme. Dernier l’auteur Les Cakes de Bertrand se cache en réalité Didier Bertrand & Adolphe Besnard. Le livre est paru aux éditions Hachette, collection Hachette Pratique, en 2012. La couverture est dorée et « molletonnée », les bords des pages sont également d’une belle couleur or. Le packaging du livre attire indéniablement. La jeune lady en couverture aux faux aires de Audrey Hepburn intrigue et attise la curiosité.

Et je dois dire en toute honnêteté que le contenu est à la hauteur de cette extérieur « trésor ».

Comment être une vraie lady, par Les Cakes de Bertrand : résumé

Le sommaire se déroule en quatre parties : Une personnalité unique, Un modèle de savoir-vivre, Ce petit plus que les autres n’ont pas, et La Lady dans le monde.

A chaque fois, un mini chapitre de Comment être une vraie lady ? de Les Cakes de Bertrand est consacré aux qualités de la vraie lady. J’ai beaucoup apprécié la tentative de définition de l’élégance par exemple. J’y reviendrai lors d’un autre article.

On apprend également que l’origine du mot « snob » est sine nobilitate. En latin, cela signifie « sans noblesse ». Un paragraphe très instructive développe se point et l’évolution sémantique du mot.

Un tableau récapitulatif des gardes de l’armée de terre, de la marine et de la hiérarchie ecclésiastique permet de comprendre très clairement qui est qui. Un vrai plus !

 

Comment être une vraie lady, par Les Cakes de Bertrand : conclusion

Trois notes personnelles :

  • En lisant ce livre, j’ai réalisé qu’il n’est jamais question de la lady et du sport. Ici le mot est évoqué une fois seulement (p. 115). Bref, je commence à croire que la lady ne pratique pas de sport. Je vais creuser cette question prochainement. Toujours est-il que dans les précédents livres de savoir-vivre que j’ai lu il n’en était pas question non plus.
  • Ce que je trouve remarquable, c’est que ce livre a été écrit par deux hommes. Oui, des hommes ! La définition de la vraie lady par des hommes est extrêmement noble. Je dirais même qu’ils sont plus conservateurs que ce qu’une femme écrirait (et c’est peut-être pour cela que j’ai tant apprécié le livre). Cette rigueur « vieux-jeu » déplairait peut-être à certaines lectrices, mais pour ma part j’ai adoré. J’ai comme l’impression que si une femme parle des bonnes manières, de l’art d’être une lady et du savoir-vivre, alors elle est plus mesurée dans ses propos (moi, je le suis… j’arrondis souvent les angles sur ce blog, alors que mon opinion personnelle est parfois très vieille école). Le féminisme a du bon… et du moins bon. J’aime que les auteurs le constatent également.
  • Comme dans le livre Le Savoir-vivre au XXIe siècle de Nadine de Rothschild, les amours secrètes sont évoquées. A la page 51 commence le chapitre « une maîtresse rêvée », il développe les trois qualités de cette lady : « discrète », « amoureuse », « digne ». Certes ces trois pages s’étendent moins sur le sujet que la baronne de Rothschild, mais toute même. Mon premier reflexe serait de taire ce genre de sujet lorsqu’il est question de savoir-vivre. L’adultère ainsi racontée est comme « cautionnée », en tout cas, c’est mon impression. Encore une fois, je suis vieux-jeu… c’est peut-être pour cela que ce sujet me « dérange » dans un si beau livre.

Je recommande à tous la lecture de Comment être une vraie lady ? par Les Cakes de Bertrand. C’est concis, clair et instructif !

Bonne lecture !

 

 

Extrait de Comment être une vraie lady

 

p.10

« Élégante

 

La lady est élégante en toutes circonstances, d’autant plus qu’elle sait que son allure, ses vêtements, ses parures seront, sinon jugés, au moins un sujet de conversation. On attend d’elle qu’elle surprenne sans heurter. La lady est toujours dans le ton, jamais en décalage et, si elle est avant-gardiste par sa tenue, ou délicieusement rétro, c’est qu’elle la porte avec un tel naturel que cela en devient rassurant.

 

La reine des basiques

Dans son dressing, la lady possède des chemisiers noirs, bleu marine, blancs, crème, des  jupes, pulls, pantalons, chaussures et manteaux assortis. Elle maîtrise l’art des basques et, tous ses vertement étant de bonne facture ainsi que de matière noble, elle les conserve longtemps (sa silhouette varie peu). Elle sait ressortir un sac vintage que l’on croirait neuf alors qu’elle le possède depuis plus de trente ans. La lady paraît toujours habillée de la même façon mais dans le même temps, on semble découvrir sa tenue. Est-elle neuve ? Aucunement, c’est une robe qu’elle a depuis des années, mais qu’elle porte toujours impeccablement repassée, nouvellement accessoirisée et dans un état de conservation surprenant. La lady n’hésite d’ailleurs pas à posséder plusieurs exemplaires de la même robe (ou d’autres tenues qu’elle affectionne), avec une coupe identique mais des tissus ou des couleurs différentes. Elle n’a pas un seul manteau pour l’hiver, mais un manteau très long à porter avec ses robes, un caban pour quand elle est au bord de la mer, un autre manteau, rouge, pour mettre en valeur son tailleur noir, etc.

La lady n’est pas forcément riche, même si son dressing paraît impressionnant. Elle est simplement exigeante à l’achat et très précautionneuse dans l’entretien de ses vêtements.

 

Un sillage renversant

La lady se distingue également par un parfum nique et en même temps familier, comme si son sillage traversait le temps. Elle porte un parfum qui pourrait nous rappeler notre grand-mère ou les nuits d’été au bord de la mer. Elle marche, et c’est un nuage de senteurs délicates qui la suit comme une traîne invisible. Ou bien elle porte comme personne des parfums classiques : le Numéro 5 de Chanel, L’Heure Bleue de Guerlain… Ou encore, elle porte quelque chose de nouveau mais qui possède un soupçon d’éternité.

La lady peut avoir le même parfum toute sa vie, comme une carte d’identité, ou en posséder plusieurs, selon les moments de la journée ou ses rendez-vous particulier. Une chose est sûre : son parfum est délicieux, inoubliable et elle-même n’oublie jamais de le porter.

 

Sublimée et non décorée

Un bijou peut, à lui seul, faire oublier toute l’austérité d’une tenue. Comme un parfum, il doit être choisi. En général, il sera discret, à moins d’être ethnique et voyant ; dans ce cas, il constituera l’attrait principal de la tenue. La lady porte ses bijoux avec raffinement et ceux-ci ont une histoire. Elle portera la bague ou la broche de son aïeule, les boucles d’oreilles offertes par son époux, ou un bijou d’une matière naturelle et travaillée rapporté d’un voyage. Elle n’arborera que très exceptionnellement une parure complète (pour une soirée de gala éventuellement, et encore). Elle préféra la parcimonie et, si elle choisit des boucles d’oreille, elle ne leur ajoutera pas un collier, un bracelet et une bague. Au contraire : porté seul, le bijou se révèle. La créatrice de bijoux Loulou de la Falaise, qui fut durant des années la muse d’Yves Saint Laurent, avait coutume de dire qu’un bijou peut suffire à arranger une tenue si l’on n’a pas le temps de se changer avant le dîner ; c’est dire l’importance de sn choix et de sa qualité.

De la même manière, le maquillage de la lady est extrêmement subtil. Elle n’est pas peinte ni colorée, mais garde un teint frais et naturel, habilement sublimé par des poudres et des fards, des produits choisis eux aussi avec soin, parfaitement adaptés à sa carnation et à leur usage. N’étouffez pas votre peau sous de mauvais cosmétiques si vous ne souhaitez pas qu’elle soit abîmée prématurément. La lady se repoudre avec discrétion et conserve la même fraicheur du lever au coucher. Dans son sac, elle possède une eau florale légère, une poudre, un pinceau et un bâton de rouge à lèvres ou un gloss plus léger. »

 

Ok, alors voici l’extrait de Comment être une vraie lady? sur l’élégance (en entier).

Mon petit avis qui ne regarde que moi.

  • Une lady n’a pas obligation de porter du maquillage
  • La garde-robe d’une lady n’est pas celle décrite ci-dessus
  • Le parfum n’est pas une obligation quotidienne
  • Les bijoux non plus ne sont pas une obligation
  • Le fait d’avoir minimum 3 manteaux pour l’hiver me semble excessif

 

 

3 comments

  1. Hilda says:

    Bonsoir Lady Hanna,

    Bon je ne connais pas vraiment les livres de savoir-vivre bien que j’ai pu en voir quelques-uns mais je trouve ça même sacrément osé d’évoqué ce genre de choses dans des livres de savoir-vivre, ça n’a pas lieu d’y être, tout simplement, d’autant plus que ça peut encouragé des gens a l’adultère vu qu’ils ont des conseils pour cacher leurs relations a leurs épouses/époux ! Une honte !

    • JeuneLady says:

      Chère Hilda,
      Je vous rejoins sur ce point. Ce sujet ne me semble pas être à sa place dans un livre de savoir-vivre. Mais, bon, peut-être que je suis trop « conservatrice » et « vieux-jeu » pour la vie moderne…

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