Cuisiner sous le régime communiste

 

 

Cuisiner sous le régime communiste

 

Chères Ladies, chers Gentlemen,

 

Il y a 37 ans, à l’époque communiste, en Pologne, ma mère cuisinait.

Contexte politique : cartes de rationnement et magasins vides.

Elle était très douée pour « faire avec rien ».

 

Pour confectionner un gâteau, elle remplaçait les 2 œufs par un verre de lait.

Pour remplacer la farine, elle utilisait du pain rassis écrasé.

Pour remplacer le beurre, elle prenait un yaourt.

 

Ses récits de cuisine sont devenus épiques.

C’est à pleurer… de rire.

« Ça se mange ».

 

Tant bien que mal, en mode système D, ma mère cuisinait des plats.

Comme elle, des millions de femmes faisaient « avec rien ».

La Pologne et sa gastronomie ont survécu.

 

 

Il en va de même avec la mode féminine.

Une femme en pantalon reste une femme biologiquement parlant.

Une femme avec un mini-short, des bas résille troués, et un crop top rose fluo reste une femme.

 

Mais avez-vous déjà goûté un gâteau dont tous les ingrédients ont été remplacés par des pis-aller ?

Durant l’état de guerre, ça se mange. Mais en temps de paix, c’est du gâchis.

Le bon goût a ses codes et ses recettes. Les ignorer, c’est s’auto-saboter.

 

Aujourd’hui, dans un monde libre, ma mère a accès à tous les ingrédients qu’elle souhaite.

C’est la reine des fourneaux. Sa cuisine rivalise avec celle des grands chefs.

Sa cuisine est une éclosion de saveurs. Un feu d’artifice culinaire.

Elle ne se limite pas en ingrédients.

 

De même, ne vous sabotez pas en jeans-baskets-haut-noir.

Un pantalon ne remplace pas une robe à fleurs.

Un yaourt ne remplace pas le beurre.

Ce n’est pas pareil.

 

P.S : N’oubliez pas : la bienséance fait la différence.

BB56

 

 

 

 

 

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