Harry Potter : une leçon de bonnes manières donnée par Ron Weasley

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Harry Potter : une leçon de bonnes manières donnée par Ron Weasley

 

Dans le film Harry Potter et l’ordre du Phénix, Hermione, Harry et Ron, les trois apprentis sorciers fondent l’armée de Dumbledore. Jugeant que leur professeur de défense contre les forces du mal est incompétent, les adolescents décident de s’entraîner eux-mêmes. Ils forment un club secret, et se réunissent chaque semaine pour pratiquer les sortilèges d’auto-défense.

Harry Potter joue le rôle de l’enseignant. Dans la vidéo de l’extrait, disponible ici, vous pouvez visionner les 5 minutes du film (en anglais). La scène qui m’intéresse se situe entre la première et la deuxième minute. Hermione et Ron travaillent à deux. Ils s’affrontent amicalement en duel. Le but est de désarmer l’adversaire avec le sortilège « Expelliarmus ».

Hermione gagne. Ron tombe à terre. Lorsqu’il se relève, il va vers ses deux frères aînés, les jumeaux Weasley, est dit « I let her do that. It’s good manners, isn’t it ? » (traduction non littérale : « je l’ai laissé gagner, c’est ça les bonnes manières, non ? »). Un de ses frères acquiesce. La scène suivante présente Hermione toute joyeuse avec ses copines.

 

Cette scène du film est plaisante, drôle et appréciable.

 

Mais au delà de ce fait, qu’en est-il des bonnes manières lors du jeu ? Un gentleman, apprenti-sorcier, doit-il laisser gagner sa partenaire féminine ?

 

Harry Potter et l’ordre du Phénix : faut-il laisser gagner les filles ?

 

Nous le savons tous presque instinctivement : en tant qu’adulte, lorsque nous jouons à des jeux de société avec les enfants, nous les laissons gagner. C’est pédagogique. Le but est de les faire se concentrer sur une activité « intellectuelle » plus de cinq minutes. Le plaisir de la victoire favorise leur apprentissage. Un enseignant et un pédagogue expliqueraient cela mieux que moi. Je poursuis donc.

Lorsque enfants, nous recevons nos amis chez nous et nous jouons ensemble, il est également préférable de laisser gagner nos pairs. Cela forge le caractère et fait de nous de bons hôtes.

Je me souviens qu’à mes anniversaires lorsque j’étais petite (moins de 10 ans), au moment de servir le gâteau ma mère me servait en dernier. Chez tous mes petits amis, lors de leur anniversaire, les parents servait la première part de gâteau à leur fils ou à leur fille, sauf chez moi. Je me souviens de la frustration que je ressentais.

Fort heureusement, j’ai grandi et avec l’âge, je réalise que ma mère avait raison de faire comme elle faisait. J’étais l’hôtesse de mon anniversaire, oui, même à 8 ans, donc je devais d’abord servir mes invités. J’appliquerai la même politique à mes enfants le moment venu.

Toujours est-il qu’il faut s’effacer devant nos invités.

Lorsqu’on est enfant, c’est clair.

A l’adolescent, on ne joue plus vraiment à des jeux de société. Donc le problème ne se pose pas. Quoique… il y a justement d’autres situations où on s’interroge sur l’application ou pas de cette règle de politesse. Laisser gagner le plus petit devient alors laisser gagner les filles. Jusqu’où est-ce pertinent ? Quelle est la limite ?

Enchaîner les parties de cartes où on écrase notre invité… euh ? Reviendra-t-il jouer avec nous ? Gardera-t-il un bon souvenir de son après-midi d’échecs successifs ?

 

Et à l’âge adulte ?

Dans le monde du travail, les règles sont censées être les mêmes pour les hommes et pour les femmes. Je ne rentre pas dans ce débat à présent. Je vais rester dans le domaine de la vie privée.

Lorsque nous prolongeons la soirée avec nos amis autour d’un jeu de société. Les filles contre les garçons, les couples face à face, les connaisseurs du jeu répartis dans chaque équipe, etc. Les hôtes doivent-ils laisser gagner leurs invités ? Les hommes doivent-ils laisser gagner les femmes ? Les « plus doués » doivent-ils subtilement laisser gagner les « débutants » ?

Je vis de telles situations et pourtant je n’ai pas toutes les réponses. Je continue de m’interroger.

Qu’en pensez-vous ?

 

 

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